Randy De Puniet : « Que ce soit en Superbike ou ailleurs, je dois retrouver de bonnes sensations »

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Publié le 16/07/2015 avec Aucun Commentaire

Arrivé chez Voltcom Crescent Suzuki en 2015 pour une première saison dans le Championnat du Monde Superbike, Randy de Puniet n’a pas eu la chance de son côté et, après s’être blessé juste avant ses deux premières courses dans la catégorie, s’est retrouvé bloqué face un nouveau système électronique adopté en cours de saison et qui représente de nombreux problèmes à résoudre pour le team.

L'électronique Magneti Marelli est le point faible l'équipe Suzuki cette saison. (Photo : Suzuki)

L’électronique Magneti Marelli est le point faible l’équipe Suzuki cette saison. (Photo : Suzuki)

  • Quel bilan dresses-tu de ce début de saison en tant que « rookie » de la catégorie ?

Le début de saison a été très compliqué jusqu’à la dernière épreuve à Misano. Dès la première séance du test précédant la manche à Phillip Island, je me suis blessé alors que j’avais le meilleur temps. J’avais trouvé le rythme, j’avais un bon feeling sur la moto et j’étais confiant. Malheureusement, j’ai fait une erreur qui m’a couté cher pour l’ouverture de la saison. Dans ces conditions, j’ai réussi à terminer 7e en première manche. En deuxième manche, alors que j’étais 9e, je me suis fait percuter par un autre pilote.

Avant la Thaïlande, j’ai travaillé au maximum pour être prêt. Je n’étais pas encore à 100%, mais je m’en approchais. Nous avons souffert tout le week-end avec des problèmes de freins et une casse moteur. À partir de là, nous sommes arrivés à Aragón et l’équipe décide de passer avec le nouvel électronique sous Magneti Marelli. Depuis ce moment, nous avons de gros soucis. C’est très compliqué pour moi puisque je dois apprendre une catégorie et en raison de ces problèmes, je n’arrive pas à boucler autant de tours que je le souhaiterais. Nous avons trouvé quelques points positifs lors du test qui a suivi l’épreuve à Portimao, mais ce n’était pas encore suffisant pour être compétitif à Misano.

  • Est-ce principalement l’électronique qui pose problème depuis Aragón ?

Exactement. Je n’arrive pas à faire des tours, à m’adapter et tous ces problèmes n’aident pas. Nous avons pas mal de handicaps depuis la saison. Tous les week-ends, nous espérons que ça aille mieux, mais ce n’est pas le cas. Ça devient légèrement frustrant.

  • Où en est le développement du boîtier actuellement ?

Nous sommes les deux seuls pilotes qui développons l’électronique. Glen Richards, ancien pilote du BSB, nous aide aussi à dégrossir le travail au maximum, mais il roule très peu. J’en parle en connaissance de cause puisque j’ai développé pendant près d’un an et demi le boîtier Magneti Marelli pour la Suzuki GSX-RR. Nous avons réalisé des centaines de tours et des heures de roulage pour finalement arriver à quelque chose de correct en ce début de saison 2015. Mais je sais que l’équipe MotoGP continue de développer. Par conséquent, commencer le développement de l’électronique en pleine saison, sans base solide, avec deux pilotes et seulement les courses pour le faire, c’est très délicat. Nous progressons, mais pas encore assez rapidement comparé aux autres constructeurs.

  • Comment t’entends-tu avec ton coéquipier Alex Lowes au sein de l’équipe ?

Nous sommes dans une situation difficile et nous essayons de faire progresser la moto en donnant le maximum d’informations à l’équipe et en ne gardant rien pour soi. C’est un très bon pilote Superbike en début de carrière capable de jouer aux avant-postes. Bien évidemment, une fois que la moto fonctionnera correctement, ce sera le meilleur de nous deux qui sera devant.

  • Sans parler d’objectifs, quelles sont tes espérances pour la deuxième partie de saison ?

Je souhaite vraiment que nous progressions et que nous parvenions à disposer d’une moto qui nous permette de travailler séance par séance. Aujourd’hui, je n’ai aucune idée de l’objectif hormis de faire le mieux possible chaque week-end.

  • Parallèlement, quel est ton programme dans ton rôle de pilote test Suzuki MotoGP ?

Très concrètement, mon rôle est de développer la Suzuki sur les pneus Michelin. Malheureusement, il n’y a que trois séances d’essais. La troisième est prévue à Silverstone juste après le Grand Prix. En début de saison à Sepang, c’étaient les premiers tours de roue sur Michelin et nous avions eu quelques soucis. Au Mans, tout était beaucoup mieux. Nous avons réalisé une bonne journée d’essais qui m’a fait beaucoup de bien. Une fois la séance à Silverstone terminée, mon programme sera terminé à moins que d’autres séances se rajoutent d’ici là, mais ce n’est pas prévu pour le moment.

  • Les Suzuki MotoGP font bonne impression actuellement, est-ce une fierté pour toi te contribuer à cette aventure ?

C’est un plaisir de voir cette moto aux avant-postes. Entre le test Sepang et celui au Mans,  j’ai pu me rendre compte de l’évolution de l’électronique. L’équipe a fait un bon pas en avant. Tout le gros du travail avait été fait et avec deux tops pilotes tels que Viñales et Espargaró, il y a beaucoup plus d’informations. Depuis Barcelone, l’équipe dispose d’un moteur plus puissant. Celui-ci manque encore de puissance, mais il permet de combler le retard. Le seul point faible reste la course. Il faut encore que l’équipe progresse sur la combinaison électronique/moteur pour être au niveau des autres. Toujours est-il que de se montrer aux qualifications est une très bonne chose alors que personne n’attendait cette moto à ce stade de la saison.

  • Peut-on imaginer te voir réaliser une wildcard cette saison ?

Ce n’est pas du tout au programme.

  • Concernant la saison prochaine, as-tu déjà commencé à réfléchir ?

Je réflechis à beaucoup de choses, mais je n’ai pas encore de plans concrets. J’ai quelque chose qui se progile mais il est encore trop tôt pour en parler. Ce que je sais c’est que je veux retrouver le plaisir et là aujourd’hui, en Superbike, ce n’est pas le cas. Que ce soit en Superbike ou aillers, je dois retrouver de bonnes sensations. Pour le moment, j’espère terminer la saison convenablement, car moralement, ce n’est pas facile à vivre.

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