MotoGP, que s’est-il passé ?

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Publié le 31/01/2013 avec Un commentaire

Aujourd’hui le site MotoGP a mis en ligne une vidéo décrivant la carrière (partielle) de l’idole de tous, Valentino Rossi. Ce pilote n’est plus à décrire et il y a bien assez d’éloges autour de lui pour en rajouter ici.

Toutefois à la vue de cette vidéo, en tant que passionné, il est difficile de ne pas être indifférent face à ces images. Le spectacle, les frissons, tout y est. Mais alors pourquoi ne retrouvons-nous plus ces sensations aujourd’hui ?

Beaucoup de pilotes en sont conscients et peu à l’image de Casey Stoner ont pris les décisions adéquates qui en découlent. Stoner dénonce le manque de spectacle, la pression des sponsors, des teams (en rapport avec son intolérance au lactose et son passage à vide). Ben Spies n’a pas supporté la pression imposée par Yamaha et s’est fait tout doucement poussé vers la porte de sortie.

Cependant, il n’y a pas que ces raisons. Entre autres, on retrouve les progrès électroniques qui « polluent » le spectacle actuel ou encore un plateau totalement vide de pilotes, de motos et de teams. Pour autant, pouvons-nous considérer la proposition offerte par les CRT en MotoGP comme une solution viable ? Si on en croit Casey Stoner (parmi d’autres), ce championnat à double vitesse n’est pas viable à long terme voire peut s’avérer dangereux. Il est finit le temps où des machines inférieures comme des bicylindres 2T pouvaient se battre pour la victoire (p. ex. Gibernau, McWilliams ou Harada). Le rapport maniabilité/puissance vanté par la Dorna en faveur des CRT ne rivalise pas du tout avec les MotoGP d’usine. Pire, sur certains circuits les CRT sont moins rapides que des Moto2.

Christian Sarron et Randy Mamola au GP d'Angleterre 1985.

Christian Sarron et Randy Mamola au GP d’Angleterre 1985.

Beaucoup de pilotes (comme Spies et Edwards à propos du changement de la Rookie Rule pour la montée de Marquez chez Honda Repsol), de fans et de membres de staff dénoncent aussi l’ombre de la marque Honda sur les trois plateaux. Un moteur unique en Moto3, un moteur unique en Moto2, dans changements de règles au pied levé en MotoGP, pouvons-nous considérer que ces problèmes ont pour origine la marque japonaise ? Difficile de se prononcer tant la marque a oeuvré pour la moto actuelle.

Si l’on se retro-projette dans le temps et que l’on examine l’âge d’or des 500cc dans les année 80 pour lequel la médiatisation des événements était moindre, la question naturelle à se poser est : pourquoi autant de moto à l’époque et si peu aujourd’hui ? C’était pourtant encore le cas il y a quelques années.

Difficile de répondre à ces questions en tant que regard extérieur. Mais il semble que celles-ci ne trouvent pas non plus de réponses d’un point de vue interne. La Dorna et l’IRTA semblent se saboter et depuis l’acquisition du mondial Superbike, beaucoup pour qui le Superbike était une excellente anti-chambre du MotoGP, commencent à y percevoir des grandes désillusions (plateau vide, peu de manches…).

Valentino Rossi en 125cc (1997)

Valentino Rossi en 125cc (1997).

Et lorsque Valentino Rossi partira, que restera t’il de la MotoGP ? La médiatisation abondante de la MotoGP nous font oublier les autres catégories, bien plus intéressantes au demeurant. Beaucoup vont se demander dès la premières course : « mais qui est ce 93, ce 38 ou ce 29 au départ de la course ? » et pourtant ce sont les générations de demain. Beaucoup de jeunes prodiges arrivent avec des dents qui rayent le parquet comme Romano Fenati, Sandro Cortese, Pol Espargaro, Scott Redding et tant d’autres… Le spectacle se trouve, actuellement, dans ces catégories. Valentino Rossi a marqué la moto comme jamais un pilote n’a pu le faire mais pourtant il va bien falloir jeter son dévolu sur d’autres tôt ou tard.

Comment sera la MotoGP dans 5ans ?

Photos : indéterminées.

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