Et aujourd’hui ? Garry McCoy, le « Slide King »

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Publié le 13/02/2013 avec Un commentaire

C’est avec Garry McCoy que nous ouvrons le bal de la nouvelle section « Et aujourd’hui ? ».

Tout le monde connait le petit australien pour ses glissades magistrales et son style agressif. Sa carrière est pour le moins impressionnante et relativement complète : 17 saisons de participation à des championnats du monde (125cc, 500cc, MotoGP, Supersport et Superbike).

Garry McCoy a commencé sa carrière moto a 5 ans. Son expérience de « slider » trouve son origine en partie grâce à sa participation à des courses de speedway en Australie de 1989 à 1991. Il rentre en championnat du monde dans la catégorie 125cc en 1992.

Garry McCoy, en 1992, sur la Honda RS 125cc

Première saison de Garry McCoy, en 1992, sur la Honda RS 125cc. (source: MotoGP)

La légende du 16,5″

Il débute en 500cc sans même passer par la case 250cc en 1998 avec Honda. Mais c’est en 2000, dès la première course à Welkom qu’il surprend tout le monde. Il a été le premier pilote à utiliser un pneu de 16,5″. Cette dimension de pneu lui a donné cette notoriété de « king » de la glisse mais a aussi été instigatrice d’un nouveau style de pilotage très rapidement copié par tout le reste du plateau 500cc de l’époque. Malgré cette maîtrise aussi impressionnante que spectaculaire ainsi que 3 victoires à la clé, le temps perdu à chaque tour était assez conséquent et il n’a pu conforter qu’une 5ème place au classement final, sa meilleure prestation de sa carrière.

Garry McCoy et le 16,5" à l'oeuvre

Garry McCoy et le 16,5″ à l’oeuvre. (source: inconnue)

Blessure et passage à vide

Cette belle performance de la saison 2000 n’a pu malheureusement être concrétisée la saison suivante. Blessé au poignet au GP de France, il met un certain temps à revenir au niveau. Il arrive toutefois à décrocher deux podiums. N’obtenant pas de guidon MotoGP, le passage à la catégorie mixte 500cc/MotoGP en 2002 ne joue pas à son avantage. Son passage dans le team Kawasaki MotoGP en 2003 n’arrange en rien ses maigres performances.

Le Slide King à l'oeuvre sur la Kawasaki MotoGP

Le Slide King sur la Kawasaki MotoGP. (source: inconnue)

Montée en Superbike et développeur MotoGP

En 2004, il lache le monde du Continental Circus pour se tourner vers le mondial Superbike sur une Ducati. Il remporte une victoire à Phillip Island et termine 6ème du championnat dès sa première saison. La saison suivante, il tente le pari de la Foggy Petronas, projet ambitieux de l’ancien quadruple champion du monde Superbike Carl Fogarty. Projet un peu trop ambitieux semble t’il puisque sa meilleure prestation est 11ème en course (22ème au classement final).

Garry McCoy sur la Foggy Petronas à Philip Island

Garry McCoy sur la Foggy Petronas à Phillip Island. (source: Getty Images)

Il abandonne la compétition et se focalise, en 2007, sur le développement du projet de la MotoGP Ilmor X3, prototype 800cc V4, initié par, entre autres, Eskil Suter, actuel développeur du châssis Suter en Moto3, Moto2 et MotoGP. Il faut croire que la réputation des projets d’Eskil Suter n’est pas récente puisque le team Ilmor, faute de moyens, n’a participé qu’à une seule course en 2007. Bien que développeur et légitime prétendant comme pilote officiel du team, Garry McCoy a été écarté pour laisser place à Jeremy McWilliams et Andrew Pitt. Mal pour un bien étant donné la courte carrière du team.

Garry McCoy sur la Ilmor X3

Garry McCoy sur la Ilmor X3. (source: Getty Images)

Retour à la compétition

En 2008, il revient à la compétition et tente l’expérience Triumph en mondial Supersport sur la Dayton 675. Sa meilleure performance est 6ème, encore une fois à Phillip Island. Il se blesse gravement au tibia lors d’un entrainement de motocross mais cela ne l’empêche pas de courir puisqu’il a demandé la création d’une attelle optimisée pour sa botte et sa combinaison. Il persiste avec Triumph en 2009 et termine 8ème au classement final.

Garry McCoy et son attelle sur-mesure

Garry McCoy et son attelle sur-mesure. (source: inconnue)

Et aujourd’hui ?

Écarté du team Triumph en Supersport (d’un commun accord selon le team, pas si simple selon Garry McCoy), pressenti en 2010 pour revenir en MotoGP avec le team FB Corse, il devra renoncer à cette 18ème année de carrière moto d’un « commun accord » avec le team qui n’a pas réussi à obtenir le moteur (un 3 cylindres 800cc) espéré pour participer au championnat du monde.

Aujourd’hui, ll clame son envie de revenir à la compétition mais, selon lui, son âge peut refroidir plus d’un team manager. Il tente, cependant, d’offrir ses services à des teams désireux d’élargir leur développement en engageant un pilote essayeur d’expérience. Pour le moment, sans succès.

Parallèlement, il est en train de construire son propre complexe moto (speedway, flat track et motocross) en Australie dans lequel il pourra coacher des pilotes cherchant à améliorer leur style de pilotage. Il est aussi devenu ambassadeur pour la marque de pneu Pirelli en Australie, marque avec laquelle il a une grande expérience aussi bien en Superbike qu’en Supersport.

Garry McCoy, ambassadeur pour Pirelli en Australie

Garry McCoy, ambassadeur pour Pirelli en Australie. (source: Pirelli)

Pour le plaisir des yeux, une belle vidéo en action :

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