Alexis Masbou : « À cause d’une chute, tous nos efforts ont été ruinés. »

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Publié le 16/10/2014 avec Aucun Commentaire

Victime de problèmes sur la Honda lors du Grand Prix d’Aragón, Alexis Masbou avait pour objectif de les résoudre dès la première séance libre sur le circuit du Motegi.
Auteur du 12ème temps au classement combiné des trois séances, l’Albigeois pensait pouvoir réaliser quelques tours rapides en qualifications. Malheureusement, un pilote placé sur sa trajectoire en a décidé autrement. La percussion était inévitable. Masbou s’en sort avec une fracture de l’auriculaire gauche. Une blessure qui l’a handicapé en course.

Depuis sa première victoire dans la catégorie, Alexis Masbou peine à remonter sur le podium. (Photo : ©Ongetta-Rivacold)

Depuis sa première victoire dans la catégorie, Alexis Masbou peine à remonter sur le podium. (Photo : ©Ongetta-Rivacold)

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  • Quel bilan peux-tu dresser de ce week-end ? Un épreuve une nouvelle fois difficile ? 

Oui et non. Nous avions commencé le week-end plutôt mieux que lors des épreuves précédentes. Nous étions régulièrement dans le Top10 pendant les séances bien qu’au classement combiné je ne termine que 12ème. Je n’arrivais pas à réaliser de tours rapides, il nous manquait encore un petit peu, mais globalement mon rythme était rapide. En FP3, j’ai longtemps mené la séance. À 5min de la fin, j’étais encore placé en 2ème position. L’important était d’avoir un bon rythme pour la course. En qualifications, j’ai fait le choix d’utiliser les pneus durs en début de séance toujours dans le but de préparer la course. Les temps n’étaient pas forcément les meilleurs mais j’ai pu travaillé pour la course. Dans le dernier run, avec des pneus plus tendres, j’ai aussitôt amélioré mon chrono. Je me suis retrouvé dans la roue de Rins et de Bastianini qui étaient eux-aussi en plein tour rapide. Ce tour allait plutôt bien me qualifier mais malheureusement, il y a un pilote qui attendait une roue et qui, en voyant Rins, a coupé la trajectoire devant moi. Je n’ai pas pu l’éviter et je l’ai percuté. Résultat, aucun tour chrono, je me fracture un doigt et je ressens quelques douleurs aux 4ème et 5ème métatarses. Dimanche, je souffrais légèrement. Néanmoins, la course était plutôt intéressante : je pars 20ème et je suis remonté tour après tour. Je prenais confiance et j’arrivais à retrouver mes sensations malgré la douleur. En remontant sur Vazquez, j’avais un bon rythme. Malheureusement, à cause la perte de sensation, je suis arrivé un peu plus vite sur une freinage que lors du tour précédent et je perds l’avant. Je suis déçu, nous aurions pu faire quelque chose de bien ce week-end. À cause d’une chute, tous nos efforts ont été ruinés.

  • As-tu enfin trouvé les solutions aux problèmes dont tu étais victime à Aragón et à Misano ? 

C’était un week-end durant lequel nous avons bien travaillé. Je n’étais pas aussi à l’aise que je le souhaitais mais je l’étais beaucoup plus que sur les deux derniers Grand Prix. Ça s’est vu sur notre rythme et sur nos chronos. Je pense que nous avions bien travaillé pour avoir un bon rythme en course. Maintenant, il faut arriver à partir devant et il faut avoir un petit peu plus de chance, chose qui nous a manquée ce week-end. C’est de la malchance de percuter un pilote durant une séance qualificative. Obligatoirement, en course, en partant si loin, on prend plus de risques et une erreur est vite arrivée. Il fallait donc que nous arrivions combler notre retard.

  • Penses-tu que la Direction de Course doivent réagir plus sévèrement face aux pilotes qui ralentissent sur la piste ? 

Ce phénomène n’est pas nouveau. Ça a toujours été comme ça. C’est arrivé à d’autres pilotes. Ce coup-ci, c’est tombé sur moi. Généralement, ce sont quelques frayeurs. Il y a eu un accident et je pense que ce n’est pas normal que personne n’ait été pénalisé. Le pilote en question a commis une erreur et je pense que des sanctions doivent être prises dans des situations comme ça. On sait que des pilotes vont attendre des roues, ça se fait tous les week-ends. Mais faire prendre des risques à d’autres pilotes, c’est une toute autre chose. J’ai eu de la chance de ne m’être cassé que des phalanges. Si je m’étais blessé plus gravement et que je n’aurai pas été en mesure de terminer la saison, tout aurait été hautement plus embêtant pour moi.

  • Ce week-end a lieu le Grand Prix d’Australie, malgré ta blessure, comment appréhendes-tu ce tracé ? 

Je pense que ce sera un week-end durant lequel nous allons devoir beaucoup travailler. Ça fait désormais trois courses pour lesquelles nous n’avons pas réalisé les résultats que nous devions faire. Nous allons essayer de trouver le rythme comme nous l’avons fait ce week-end et tenter d’aller chercher des chronos plus intéressants en qualifications pour partir devant avec le bon groupe. C’est notre objectif principal.

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